Unsane

Wreck

Alternative Tentacles (2012)

No Chance

14h15, je me réveille en chaussettes, la bouche pâteuse, une vieille haleine de ragondin et un énorme mal de crâne. Bizarrement je n’ai aucun souvenir de ce que j’ai fait la veille.

La sacro-sainte cérémonie du café oblige, je me retrouve devant mon frigo et cet imposant mur de post-its sur lequel deux d’entre eux attirent particulièrement mon attention. Le premier, « Nettoie un peu, c’est le bordel !! » m’est auto-adressé, le second : « Écrire la chronique du dernier Unsane » bouleverse tout. Ça y est ! Je sais ! J’ai travaillé sur « Wreck », le dernier album de Unsane hier soir et tout devient limpide. Cette impression de m’être fait renverser par un bus n’est donc pas une imagination. Je me rue vers mon bureau et retrouve les quelques mots griffonnés sur un bout de papier durant l’écoute de « Wreck ».

Voilà donc ce que j’ai ressenti en écoutant cet album, une énorme baffe dans la tronche, 40 minutes de gros son hardcore noise, de cris rageurs, de riffs lourds et crasseux. Unsane au cours de sa vingtaine d’année d’existence n’a donc pas changé d’un poil et matraque les tympans avec toujours autant de plaisir et de savoir faire.

Chaque album du groupe est comme un Kinder Bueno™ dans lequel on croque en y laissant une ou deux dents mais dans lequel on re-croque sans réfléchir. Pour simplifier, « Wreck » c’est un peu comme subir une gueule de bois perpétuelle tout en jouant le rôle d’un punching-ball géant. Écouter « Wreck » est physique, intense et diablement bon. Un peu comme faire un tête à tête avec un éléphant en sachant pertinemment que l’on va perdre, puis se relever et recommencer encore et encore.

Unsane est un tsunami qui laisse des traces à chaque album et le pire c’est qu’on en redemande !

A propos de l'auteur

Rédac' chef, musicien passionné, graphiste et Dj de garden party sauvages.

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