MONO

For My Parents

Temporary Residence LTD

Il y a deux grandes écoles dans le post rock, les groupes qui s’orientent vers le jazz et la musique d’ascenseur (sans que ce soit péjoratif) à l’image de Tortoise et ceux qui préfèrent creuser dans la veine nostalgique et dépressive, une vision somme toute plus expressionniste mais aussi plus éprouvante. Mono appartient à la deuxième catégorie, ce postulat de base étant posé les suicidaires peuvent dés à présent sauter cette chronique. Formé en 1999 ces japonais n’ont jamais bâclé leurs albums, produits jusqu’à présent par Steve Albini à l’Electrical Audio Studios de Chicago et qui a passé la main pour celui ci à Henry Hirsch et Fred Weaver (Waterfront Studios, New York). L’ambiance demeure toujours neurasthénique et intimiste, le titre des morceaux est suffisamment éloquent («Nostalgia »,«A Quiet Place (Together We Go ») et c’est avec brio qu’ils livrent un disque hommage à l’amour parental, seule vraie constante dans un monde en perpétuel changement. Des titres longs, opportuns pour plomber l’ambiance de n’importe quelle fête et s’étoffant d’arrangements subtiles avant de se dévoiler dans des montées fracassantes. Rien de neuf en hôpital psychiatrique mais un sombre moment de grâce en perspective pour les fatalistes romantiques (un pléonasme somme toute).

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