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GOLD PANDA

Trust EP

Ghostly International (2013)


Le producteur anglais qui avait fait forte impression dans le milieu de l’électronica en publiant son premier LP « Lucky Shiner » en 2010 et une compilation de haut vol pour !K7 et sa célèbre série de « DJ Kicks » en 2011, nous revient avec un nouvel EP inattendu et plutôt prometteur, « Trust ».

Ses années passées au Japon et son cursus universitaire spécialisé dans l’étude des cultures d’Asie, d’Afrique, du Proche et du Moyen Orient à la prestigieuse Université de Londres, ont alimenté ce petit feu sacré qui fait la différence entre des productions techniques, froides et synthétiques puis des confections d’orfèvre raffinées, inspirées et profondes. Remarqué par les labels pour ses remixes singuliers d’artistes tels que Bloc Party ou Simian Mobile Disco, le jeune Gold Panda fut salué par la critique pour son premier effort, et l’album à venir ne manquera pas de faire lui aussi sensation.

« Trust » se compose de 4 titres, il s’ouvre avec une Intro vaporeuse en forme de nappe électronique ornée d’un orgue crasseux, rehaussée du crachin d’un vieux vinyle et de voix lointaines prélevées ça et là. Puis dans le morceau « Trust », Gold Panda fait entrer le rythme avec son lot de hit-hat, de clap, de bruits divers et un son de grosse caisse deep enivrant et efficace. La mélodie est légère, quelques accords plaqués sur un synthé en suspension au dessus d’une réminiscence jazzy. Avec « Burn-Out Car In A Forest », le Dj/producteur entre dans le vif du sujet. Plus soutenus, les beats sont entraînants voire dansants, la progression y est lente mais sûre, elle s’habille de couleur plus dark et angoissantes mis en boucle dans des répétitions entêtantes et clairement insidieuses. Pris au piège, l’auditeur atterrit finalement sur un nuage voluptueux nommé « Casyam_59#02 ». Une douce mélopée presque pop, captive d’emblée, avec son petit air délicat et mélancolique, sa rythmique noisy digne d’une production electro/minimal berlinoise.

En bref, l’EP « Trust » est un avant-goût savoureux laissant traîner derrière lui un parfum d’impatience. Plutôt intimiste il s’écoute de préférence au casque, les yeux fermés et les chakras ouverts. Libéré de l’asservissement de ses machines, Derwin Dicker ressort de cet exercice plus spontané et aguerri que jamais.

A propos de l'auteur

Dj, collectionneur et chroniqueur musical. www.les-chroniques-de-hiko.blogspot.fr

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