Nuits-Carrées-2013-Ban

Pour cette septième édition le festival des Nuits Carrées a prouvé à ceux qui en doutaient encore que succès et programmation pointue n’étaient pas incompatibles, en effet fidèle à son esprit défricheur de talents, il a permis cette année encore à des artistes novateurs de venir illuminer le site exceptionnel qu’est l’amphithéâtre du Fort Carré tout en accueillant un public de plus en plus nombreux (6000 personnes) et ravi de ces prestations exceptionnelles.

Premier soir

La météo,  seul élément capable de venir gâcher le festival, va se montrer clémente. Dés lors cette soirée va pouvoir débuter sous les meilleurs auspices. Martin Mey et son rock trip-hop va charmer les auditeurs avec un set sensible et élégant qui va remporter l’adhésion et donner le ton, ce soir sera sous le signe de l’élégance et de la sobriété. Peter Von Poehl, en duo avec un violoncelliste va donner une prestation parfaite, son folk pop intimiste va ravir le public, même si un peu plus d’obscurité aurait rendu cela encore plus émouvant. Originaire de la région les Erevan Tusk vont livrer le live le plus énergique de la soirée, les compositions sont efficaces, et on comprend mieux leur réputation grandissante et l’engouement qu’ils suscitent. Tout cela aurait déjà été parfait mais Patrick Watson va enfoncer le clou, livrant les splendides compositions de son dernier album (« Adventures in Your Own Backyard ») à un public totalement conquis. Les programmateurs faisant bien les choses, un dj set des très bons Jazz Liberatorz (qui assureront les intermèdes tout au long de la soirée) va venir tirer les gens de leur douce torpeur. Beaucoup de finesse et d’émotions pour ce premier soir et une cohérence parfaite.

Second soir

La thématique plus groove est totalement adéquate après une soirée plus émotionnelle. Hugo Kant va assurer une transition parfaite et donner un très bon concert, le trio va très vite capter l’attention du public avec un downtempo hypnotique. Les Danois de Dafuniks vont pouvoir attaquer les hostilités et leur show ultra efficace entre funk et hip hop va remuer le public. Akua Naru sera pour moi la grosse claque de la soirée, ultra groovy l’américaine va enflammer la scène. Véritable pile, elle va complètement bluffer l’auditoire qui sera sous le charme de son hip hop de haute volée. Bumcello accompagné pour l’occasion de Magic Malik va avoir du mal tant la barre a été placée haute. Ils ne vont néanmoins pas démériter, bien au contraire et donner un set impeccable devant un amphithéâtre bondé et largement acquis à leur univers. Pete Rock, véritable légende du rap Us va pouvoir clôturer ce festival avec un très bon Dj set.

Bref comme chaque année beaucoup de découvertes et d’émotions pour un festival qui passe beaucoup trop vite et qui se paie le luxe de combler aussi bien les fans de rock que ceux de rap dans un climat toujours aussi apaisant.

 

Crédits Photos : Jean-Paul Boyer & Céline Rodriguez.

 

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