Il est particulièrement difficile de contenter le public azuréen, celui-ci rechigne à la découverte et dans le même temps critique les événements trop populaires. Je ne m’attarderai pas sur le manque de visibilité de certains courants qui malgré de louables efforts de la part de programmateurs obstinés (Pantiero, TLV, Nuits carrées…) font systématiquement augmenter la consommation d’anti dépresseurs des comptables de ces derniers. Dans un contexte aussi tendu, la MJC Picaud a décidé de conserver sa vocation de défricheur culturel (le terme agitateur aurait mieux convenu s’il n’avait pas déjà été récupéré) contre vents et marées.

L’électro est un terme vaste qui englobe beaucoup de styles différents. Depuis plusieurs années de nombreux festivals (Les Plages Électroniques en tête) assurent la promotion de tous ses dérivés. Du coup la région n’est pas la plus desservie dans ce domaine, loin s’en faut. Pour se démarquer et éviter la surdose, Picaud a choisi de miser sur deux artistes aux univers très sombres.

Prism est un duo duo audio-visuel proposant une musique hypnotique sur un support visuel envoûtant (ou l’inverse). Entouré d’écrans géants sur lesquels se projettent des vidéos en totale adéquation avec la musique, leur prestation va complètement captiver le public. Un set impeccable et fascinant, entre expérience sensorielle et rêve éveillé.

Mondkopf va quant à lui livrer un DJ set de qualité, qui bien évidemment confirmera ce que l’on sait du bonhomme, à savoir qu’il est un technicien habile évoluant dans un registre très sombre. Capable de faire danser sur des rythmiques indus, sa prestation sera de qualité. Seul bémol, un léger manque d’originalité, surtout après une première partie qui aura su se distinguer.

A propos de l'auteur

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.