Si j’étais un artiste, je serais Sébastien Tellier…

Artiste que je n’ai pas besoin de vous présenter, il signe chez Record Makers un nouvel album et donc une nouvelle tournée : « My God Is Blue ». Il faut rappeler que ce label a été fondé notamment par le célèbre groupe Air pour qui Sébastien a commencé en faisant leurs 1ères parties dès 2001. Depuis ses nombreux (et fameux) albums et participations aux bandes originales de film ont fait sa célébrité : « Politics », « Sexuality », « Narco », « Lost In Translation », etc.

Si j’étais un concert..

Je serai le concert de Sébastien Tellier au Théâtre Lino Ventura de Nice, le 2 novembre dernier organisé par la Ville de Nice et Panda 06 production. Ayant loupée la 1ère partie du concert, Hypnolove, je me retrouve rapidement dans le vif du sujet. A ma grande surprise, la scénographie était très simple. Le batteur et le claviériste étaient cachés par une décoration type feuillage papier crépon et au centre un escalier entouré de néon verticaux. A la gauche de l’artiste, un homme en combinaison bleu dansait et de l’autre côté on y voyait son piano. Suite au clip controversé de « Cochon Ville », je m’attendais à une mise en scène folle et démesurée mais la prestation de ce morceau fut très simple et sans grande émotion. Le public mixte (jeune et moins jeune) se dandinait sans vraiment danser. Notre artiste buvant une bière et fumant des cigarettes s’est lancé dans un one man show avec des blagues assez moyennes sur le poisson, Gad Elmaleh, Paris et les clubs. On ne peut pas lui enlever, il interagit avec son public. Soudain, il s’est mis au piano et a joué « Roche », de là le public s’est levé et j’y ai même vu une bande de potes dansant bras dessus bras dessous. Ça y est il se passe quelque chose !!! La salle est tellement remplie d’émotions que j’en ai la chaire de poule. Les lumières jouent leurs rôles à merveille et me transportent dans un univers intimiste. Il continue avec « L’amour et la violence », fredonné par le public. Le gourou désinvolte se livre à nous avec une sensibilité remarquable. L’association du décor et du jeu de lumière me transporte complètement dans un univers mystique. L’ambiance est maintenant chaleureuse et semble toucher la sensibilité du public. Le lieu a bien été choisi, ce petit amphithéâtre a donné un côté théâtral et solennel au show, le tout accompagné de sonorités d’orgue, j’ai même eu le sentiment d’être dans une cathédrale. Note pour plus tard, il faut absolument que j’écoute les albums précédents avant d’aller voir les artistes. J’y ai redécouvert Sébastien Tellier et surtout, de retour à la maison, j’ai cherché les morceaux qui nous ont fait vibrer pendant le concert tel que « Sexual Sportwear », « Finger of Steel » et les précédents suscités. En arrivant pessimiste, j’en ressors conquise. L’homme se prétend gourou mais il est si attachant et sensible, que je risquerai de rentrer dans sa secte…

Si j’étais mes morceaux favoris …

  • « La Ritournelle » reste la mélodie des années 2000, comme dirait l’un de mes ami lors du concert.
  • « Roche », le morceau qui aura fait se lever les gens pendant le concert et d’ailleurs ils ne se rassoiront plus par la suite.
  • « L’amour et la violence » qui a permis de maintenir cette atmosphère irréelle.
  • « My Poseidon », pour sa profondeur et d’ailleurs on s’imagine très bien dans l’immensité de l’océan.

Crédits Photo : Céline Rodriguez.

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