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Presque vingt ans de carrière et des tonnes de maquillages fluos pour ce groupe qui fait s’entrechoquer les Cramps avec Ministry. Souvent après un tel parcours les formations s’essoufflent et se complaisent dans une formule bien rodée. Mais pas ici, à moins que le leitmotiv du groupe soit le nihilisme poussé dans ses retranchements les plus extrêmes.

Ce n’est pas le premier passage du groupe à la MJC Picaud, et ce soir encore la salle est pleine, des fans issus de plusieurs univers se côtoient (métal, industriel, gothique…) et montrent ainsi qu’il est très dur de ne vraiment associer Punish Yourself qu’à un seul courant. Pendant longtemps ils sont apparus comme la version plus violente de Lt-No, autre groupe phare français. A l’instar de Ministry et NIN, l’un représentait l’expression plus brute d’une cyber culture décadente tandis que l’autre empruntait des chemins plus sinueux pour finalement au bout du compte n’être que les deux faces d’une même pièce.

Dés le début du show, le groupe s’approprie la scène, un véritable déluge sonore s’abat sur le public. Un martèlement incessant qui ne cesse que très rarement afin d’éviter la suffocation des premiers rangs, associés à un visuel post apocalyptique donnent pleinement satisfaction à un auditoire venu se faire malmener. On pogote sur la fin du monde et on en redemande, les rythmes sont implacables, appuyés par des samples martiaux et malgré tout, il en ressort quelque chose de dansant, un je-ne-sais-quoi païen qui fait la différence, le talent sans aucun doute.

 

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