Les psychologues affirment qu’à 8 ans on a son caractère défini, dans le cas du festival des Nuits Carrées, on peut noter une constante dans la générosité, l’accueil et l’ouverture. Comme chaque année, on glisse doucement dans l’été et pour la plupart dans les vacances au rythme de cet événement devenu quasiment incontournable pour peu que l’on soit adepte de bonne musique et d’ambiances chaleureuses, quasiment disais-je car le football cette année jouera un peu les éléments perturbateurs.

Jour 1

Isaya va très vite capter l’attention du public. Les deux sœurs aux voix envoûtantes vont parfaitement débuter la soirée avec leur folk aux multiples influences.
Le temps de se rafraîchir au bar et Saint Michel va continuer dans un registre plus électro pop. Bien qu’ils disent détester les étiquettes, on pourra leur accorder le mérite de prouver que l’on peut revendiquer Air comme influence sans pour autant être soporifique. Un groupe qui devrait faire parler de lui dans les mois qui viennent, et qui à l’instar de ses influences (Phoenix entre autre) préfère le marathon au sprint.
Kadebostany va venir bousculer cette ambiance feutrée. Ovni sonore en rotation sur les ondes avec son tube, jonglant entre rap fanfare et rock, les suisses vont enflammer la scène pendant un set intense. Sans être forcément fan de leur musique on leur reconnaîtra aisément une maitrise totale du spectacle et une énergie communicative. La parfaite machine de festival.
Le temps d’un changement d’un plateau, au rythme de Selecter The Punisher, qui assurera brillamment les entractes, et Balthazar rentre en action.
Les Belges ont toujours eu cette facilité à composer des mélodies tordues et implacables, de Deus à Venus, le plat pays n’est pas en reste au niveau talent. Balthazar est capable de jouer la carte de l’émotion tout comme celle de l’énergie et le fait avec brio. Sûrement un des groupes les plus frais et honnêtes sorti ces dernières années.
La soirée se conclura avec Jukebox Champions, dont le mix entre hip hop et funk fera danser les festivaliers encore valides.

 

 

Jour 2

Elodie Rama et sa soul teintée de folk et de musique caribéenne ouvrira le bal. Les festivaliers sont sous le charme.
Les Danois de Sweatshop vont encore faire monter la température de quelques degrés, avec une musique très dansante où hip hop, soul et reggae s’entrechoquent. La joie des musiciens est des plus communicative.
Le temps de se préparer pour la grosse découverte de ce festival, Submotion Orchestra. Entre trip hop et jazz, avec un son énorme et des arrangements sublimes, le groupe va faire l’unanimité. Un set parfait, qui va marquer beaucoup de monde.
Lords of the Underground vont faire une prestation nettement moins subtile mais tout aussi efficace. Gros hip hop, gros son, avec une présence scénique indéniable.
Dj Kentaro, génie du turntablism, viendra clôturer ce second soir. En véritable virtuose des platines, il va venir clôturer cette huitième édition des Nuits carrées.

 

 

Au risque de me répéter, voir de radoter, les Nuits carrées c’est avant tout une ambiance, un lieu magique dans lequel on peut voir d’excellents groupes en live et faire de belles découvertes sonores. Mais c’est aussi un événement culturel qui mérite d’être soutenu, car une telle initiative, à la fois populaire et intelligente, est de plus en plus rare de nos jours. Donc à nous de faire en sorte que l’on puisse voir ce festival arriver à un âge avancé.

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