Elysian Fields à Cannes, cela sonnerait presque comme une boutade mais c’est arrivé, le groupe new yorkais fondé en 1995, aux albums sublimes, aux mélodies intemporelles nous a livré un concert exceptionnel. Retour sur cette soirée plus que marquante, sous le signe de l’élégance et de la mélodie.

Olaby est une artiste sensible, dont les compositions délicates vont captiver le public. Très communicative tout au long de son set, sa musique éthérée va hypnotiser une audience conquise en peu de temps. Sa reprise de « Midnight City » de M83 à peine reconnaissable suffit à elle seule à montrer tout le talent dont elle peut faire preuve. Une première partie très en adéquation avec ce qui va suivre.

Elysian Fields est un groupe raffiné, si on ne devait garder qu’un qualificatif, ce serait sans hésiter celui-ci. Depuis leurs premiers albums, leur musique se fraie un chemin entre le rock indé, le folk et le jazz. L’héritage musical de Oren Bloedow, guitariste talentueux ayant entre autre officié au sein des mythiques Lounge Lizards, ainsi que le milieu dans lequel a grandi Jennifer Charles (son père avait une émission de radio consacrée au jazz, sa mère chantait dans les clubs de Washington D.C) en font les musiciens parfaits pour établir la jonction entre ces courants parfois peu perméables. Accompagné d’une section rythmique très solide, leur live va rendre hommage à une discographie sans faute. Bien sur le dernier album (« Ghosts of No ») sera plus à l’honneur mais le groupe va néanmoins piocher dans son répertoire, et même se permettre une reprise du fameux morceau « Pop Musik » de M (le projet synth pop de Robin Scott) lors des deux rappels. Car oui j’oubliais, la prestation a été parfaite de bout en bout, mais avec un groupe pareil, pouvait-il en être autrement ?

A propos de l'auteur

Articles similaires

Une réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié.