deftones

Il y a des concerts que l’on attend depuis longtemps, que l’on espère, que l’on rêve, que l’on idéalise, même. Toujours trop loin, ou trop complet. Des rendez-vous manqués en somme. Pour moi il y en a 3 dans cette catégorie là : Nine Inch Nails, Dave Grohl sous n’importe quelle forme et surtout Deftones.

Je n’ai pas connu Deftones il y a très longtemps pour tout vous dire, à peu près à l’époque de « White Pony » en gros. Et je pourrais même dire que j’ai mis un peu de temps à rentrer dedans, bizarrement. Et puis un jour pas fait comme un autre, allez savoir pourquoi : la révélation ! Et depuis je n’ai plus décroché. C’en est presque devenu une obsession, un shuffle en boucle sur mon iPod, cristallisé par une année entière à m’éreinter les baguettes sur les plans de Cunningham. Alors autant vous dire que quand j’ai pu mettre la main sur le précieux ticket pour les voir au Metropolis à Montréal, j’étais en transe! Tout en ayant cependant une certaine appréhension. Parce que oui, j’en ai vu des lives sur youtube, j’en ai bouffé de la retransmission de festoches et à chaque fois cette petite déception à écouter la voix de Chino qui est loin d’être aussi parfaite que sur les albums. J’en étais presque venue à me dire que Deftones c’était avant tout un excellent groupe studio. Et puis voilà, le 3 mars arriva. Et là, BIM TU FAIS MOINS LA MALIGNE !

J’aimerais bien vous parler de la première partie, The Contortionists, vous dire que c’est pas trop ma came, me lancer dans un monologue sur mon irritation face aux blasts de double pédale (chacun ses goûts hein). Mais en fait je ne m’en rappelle presque pas. Ils auraient pu nous caler n’importe quoi pendant 45 minutes que j’aurais également oublié. Parce que ce qui s’est passé ensuite les amis, c’était hors du temps, en apesanteur, un rouleau compresseur qui m’a laissée à vif avec mes émotions et le sourire aux lèvres.

Un Chino sous amphètes, Vega en transe, Carpenter stoïque les cheveux au vent et terriblement efficace et surtout, SURTOUT, la machine Cunningham. Ils y sont tous passé, les plus gros morceaux d’antan, les ballades enivrantes, les nouvelles pépites de « Koi No Yokan », tous. Et chacun des titres sans exception repris en chœurs et par cœur par le public remonté à bloc. Parce que c’est aussi ça Montréal, sachez-le jeunes gens, probablement un des meilleurs publics qui existe dans ce bas monde. Et my god quelle ambiance ! Et quel son, quelle énergie, quelle efficacité. Pas une seule fausse note, pas un seul chorus en dessous, du très très grand Chino, qui se paye des bains de foule à répétition, hurle à te faire trembler et susurre à te faire pleurer. 1h30 passées comme un éclair, où je retiendrai surtout les titres du nouvel album qui prennent tout leur sens et toute l’ampleur qu’ils méritent sur scène. « Swerve city », tellement puissant, « Rosemary », tellement prenant et « Tempest », tellement efficace.

Après un rappel avec un logique « Passenger », je suis repartie envoûtée, presque droguée, le sourire aux lèvres et avec deux certitudes :

1- Deftones est SURTOUT un très bon groupe live en plus d’être excellent en studio

2- Mon premier Deftones sera le début d’une longe lignée de leurs concerts que je ne vais plus jamais louper !

 

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