En cette soirée du 10 juin, la MJC Picaud nous offre une soirée sous le signe du metal core. Et la chaleur accablante n’était pas la seule au rendez-vous mais également une armée de fans bien décidés à en découdre au plus vite !

Pas de tour de chauffe, le groupe local de la soirée, Shoot The Girl First, ouvre le bal de la meilleure manière qui soit, permettant au public de prendre la mesure de ce qui l’attend dans cette soirée où distorsion et sueur seront les ingrédients principaux d’un évènement réussi, car la venue de Architects à Cannes est un véritable évènements en soi. Le groupe anglais Napoleon, n’aura donc pas de mal à faire ce qu’il sait faire de mieux, assener des riffs taillés au couteau le tout devant une foule qui ressent la montée en puissance de cette soirée.

Après quelques entorses en tout genre et une ou deux arcades sourcilières sectionnées, mais surtout des litres de sueur offerts au nom de metal core (c’est la prof de danse de Fame, Lydia Grant qui aurait été fière !), c’est au tour d’Architects de monter sur scène devant une salle « sold-out », un public chauffé à blanc qui n’attend qu’une chose : se prendre (enfin) la claque dans la tronche qu’il attendait depuis le début de soirée.
Et l’attente en valait la chandelle, le groupe anglais montre dès les premiers morceaux qu’il n’est pas venu là pour amuser la galerie ou assurer le minimum syndical, bien au contraire. Le groupe fait preuve d’une aisance déconcertante mais surtout possède une précision des plus hallucinante. Si Architects est devenu la référence du genre ce n’est pas pour rien et Epitaph (le label ayant sorti le dernier opus du groupe) ne s’est donc pas trompé.
Les singles et titres phares du groupe se succèdent, « Naysayer » aura le luxe de rendre les fans complètements fous. Entre blasts, riffs bien lourds, le groupe expose tout l’éventail de son talent. Le chant de Samuel Carter est tout bonnement hallucinant, puissant sans jamais montrer aucun signe de faiblesse, Dean Searle à la batterie quant à lui, plus technique et précis que jamais assurera une base rythmique infaillible.
Le public est comme possédé, conquis et peu enfin se lâcher… Slams (pour les anciens) ou stage diving (pour les plus jeunes), les fans s’en donnent à cœur joie et cela se répercute sur le groupe qui se sera donné à fond pendant une bonne heure et demi, le tout dans une atmosphère moite voire suffocante.
C’est après un rappel de haute volée que le groupe laissera ses fans sur les rotules (pour ceux qui auront eu la chance de garder les leurs intactes).

Une grande soirée qui s’achève donc, une salle pleine, une grosse soirée métal, des musiciens venus donner le maximum d’eux même, voici les promesses que la MJC Picaud nous avait faites, promesses tenues !!

 

Crédit Photos : Crimi Wild

A propos de l'auteur

Rédac' chef, musicien passionné, graphiste et Dj de garden party sauvages.

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